Siripoj Chamroenvidhya
Né en 1957, à Bangkok Thaïlande
Vie et travaille à Genève / Bangkok
11 Chemin des Coudriers
1216 Cointrin
« […] Siripoj CHAMROENVIDHYA est donc un artiste vivant,
né à Bangkok en 1957 et habitant Genève
depuis 1980. Ses techniques de prédilection sont le fusain
sur papier et l’utilisation de laques industrielles de différentes
couleurs appliquées sur des panneaux de bois. Le sujet basique
de la nature * (éléments végétaux, paysages)
constitue l’essentiel de sa représentation, mais celle-ci
glisse parfois vers des propositions à la limite ou
purement abstraites. Disons que son champ d’action plastique
est cependant principalement un rapport à l’espace et
non pas, paradoxalement, comme on pourrait le croire de par le choix
des technicités et l’utilisation de supports bidimensionnels,
l’investigation de la surface plane. L’utilisation du
noir et du blanc chez Siripoj CHAMROENVIDHYA est toujours dans une
tension vibratoire à la recherche de profondeur spatiale. – A
observer, à voir « de plus près » littéralement,
ces fusains, (où par ailleurs, l’oblong dans le
format est préférentiel) ; la figure du panorama
est souvent présente et va de pair, c’est l’évidence,
avec la notion de grand angulaire. Mais à quel degré exact
fonctionne la mécanique oculaire humaine, nous ne le savons
qu’approximativement, le champ de vision dans les fusains de
Siripoj CHAMROENVIDHYA est constamment du côté de l’élargissement.
Des moyens sobres, le noir sur fond
blanc exécuté avec
l’humble outil d’un bois calciné, cela peut suffire
pour prendre et représenter le monde à bras-le-corps
et en enrichir le champ de ses visions.
Parfois, on assiste dans l’œuvre de l’artiste à l’utilisation
de laques, référence directe à sa culture d’origine.
Mais avec le seul fusain, les pistes sont déjà brouillées,
des représentations de paysages d’alentour ont l’ambiguïté de
vues beaucoup plus lointaines, de par leur facture. Siripoj CHAMROENVIDHYA,
artiste et individu fait d’Orient et d’Occident, producteur
de noir et de blanc pour mieux s’imprégner de l’espace
entier, utilise la laque pour nous faire voir l’illusion de
la réflexion- notre propre image piégée dans
la figure picturale par la séduction de la brillance. Il semble
nous dire, paraphrasant un grand cinéaste : « Ce
n’est pas une peinture juste, c’est juste une peinture ».
Et maintenant, réfléchissez…les fusains !
. […] »
Joseph Farine, extrait de Siripoj Chamroenvidhya Noir – Blanc
/ Espace, andataritornolab.ch, 2006
* La Nature était belle, lorsqu’en même temps
elle avait l’apparence de l’art, et l’art ne peut être
dit beau que lorsque nous sommes conscients que c’est de l’art
et qu’il nous apparaît cependant en tant que nature.
Emmanuel Kant |

Sans titre, fusain sur papier canson 160g/m2,
65 X 150cm, 2006

Sans titre, fusain sur papier canson 160g/m2,
65 X 150cm, 2006

Sans titre, fusain sur papier canson 160g/m2, triptyque,
3 x (50 x 65cm), 2006 |