Samuel Voltolini
Plasticien et
architecte, né en 1972 à Monthey (Suisse), membre
visarte, sia, REG A, diplômé DPLG de l’école
d’architecture
de Paris-La-Villette, a travaillé chez Jean Nouvel, Devin
et Rannou, Rue Royale Architectes…Primé au concours
d’urbanisme de Bussigny (ch), 2ème prix national au "Award
05" de la APSFV. Expose ses travaux de plasticien depuis 1995
et enseigne à l’école nationale supérieure
d’architecture de Lyon. Vit actuellement à Lausanne.
Et si la vie, ça commençait par
presque rien. Une ombre, un reflet... Et l’espoir d’un
poétique. L’appétit du propre, la soif d’honneur, le goût
de la maîtrise face à l’humanité a dévitalisé le
réel... Mais dans la chaleur du soleil et la caresse du vent,
les choses se renouvellent spontanément...
Le passage du temps engendré, au-delà du pouvoir des
hommes, revêt un état d’attente confiante.
Faire resurgir,
par des actions subversives, la marche lente et récréative...
les plaisirs de l’irrationnel... d’autres échelles
de fonctionnement. Il en va d’une hygiène nécessaire
pour lutter contre les choses parfaites.
Dérober, détourner
ce qui vient à l’esprit.
La matérialité dépend : d’une instabilité de
l’objet, d’une perte de maîtrise et de la conscience
de « l’infinitude ».
Puisqu’il y a de l’inconnu dans le vivant, permettre à un état
sauvage, de pénétrer,
de cannibaliser cette matérialité, que l’entropie
du temps puisse faire acte de vie. Tenter de colporter l’aléatoire,
que ces petits riens puissent, par adhérence, exister.
Recherche
de tactilités nouvelles... mettre en oeuvre la fragilité des
constructions.
Considérer l’accident comme «la forme laïque
du miracle» qu’il puisse se fondre au désordre
sans qu’une déviance clinique l’aseptise.
Il s’agit de ne pas corriger mais de modifier... de mettre
en état d’épanouissement l’erreur. Sans
morale, sans compromis de logique, exploiter le «raté» comme
attitude poétique.
Se poser la question
du futile et du dérisoire, pour repenser
l’essentiel.
Le temps se réserve le droit de donner corps aux formes secrètes
de l’aléatoire.
Petits riens,
pas grand chose... quelques lumières, quelques
gouttes de peinture, un trait, plus de la magie...
Presque rien,
quelques aspérités, quelques bosses,
quelques brisures, quelques défauts qui font croire à l’existence
de l’homme, à une vie en devenir...
Créer les conditions nécessaires pour que vive la matière,
créer les conditions d’apparition de ce qui est en latence...
Que la volupté soit parmi nous... afin que l’on puisse,
parcourir le paysage à la découverte, à la rencontre
d’un espoir. EXPOSITIONS COLLECTIVES
2006 Villa Dutoit,
Genève / Centre d'Arts en Ile, " le
troup", Genève /2005 Avenue des Bain 21, "Visarte
expose ses artistes", Lausanne / Espace Rue Royale, “avec
titre“, Lyon / Swiss BAU, Bâle / 2004 Musée Arlaud, "vis à vis",
Lausanne / Espace culturel de la Porte-du-Scex, Vouvry / Centre la
Meunière, Collombey / 2002 Espace Quartal, Vevey / 2001 Galerie
Planque, Lausanne / 2000 Galerie 29, espace d’art contemporain,
Evian / 1999 Galerie Planque, Lausanne / Century Center, "On the
way 20-21", Anvers / 1998 Espace EAPLV, Paris / Espace "Rue
Royale", Lyon / 1995 Galerie du CROUS, Paris
EXPOSITIONS PERSONELLES
2005 Centre la
Meunière “tùhuà“, Collombey
/ 2004 Galerie Planque “climax“, Lausanne / 2002 Galerie
Planque “terraforming”, Lausanne, Espace culturel de la
Porte-du-Scex, Vouvry / 2000 A l’Atelier “presque rien...”,
Paris / Galerie Planque “doute...”, Lausanne / 1998 Galerie
de l'Ecluse “à mal gammes”, Lausanne |

Crayon, encre, vernis, asphalte sur papier,
100 x 140 cm

Terraforming, projet réalisé

Etat des lieux, installation musée Arlaud |